CAN 2019 : Clash entre le président de la CAF et la FECAFOOT

Le Cameroun à la peine pour organiser la CAN 2019 ? A la CAF, on est quasi sûr que le pays de Paul Bia n’y arrivera pas. Et c’est de Ouaga que le malgache Ahmad Ahmad, président de la Confédération Africaine de Football (CAF) a lâché le pavé dans la mare : « si la CAN devait se jouer aujourd’hui avec 4 équipes, le Cameroun ne serait pas prêt  (…) aujourd’hui avec le cahier des charges en place, aucun site au Cameroun n’est disposé à accueillir la CAN».

Le successeur d’Issa Hayatou était l’invité de Sita Sangaré, président de la Fédération Burkinabé de football, samedi dernier, lorsqu’il a lâché cette pique en conférence de presse, alors qu’il évoquait les réformes intervenues après le symposium de la Caf, les 18 et 19 juillet derniers.

La réaction cinglante du Cameroun ne s’est pas fait attendre, le président de la Fécafoot est monté au créneau depuis lundi, et déplore « le fait que ces propos soient tenus avant même que la première mission d’inspection de la CAF prévue du 20 au 28 août  n’ai effectué le déplacement du Cameroun ». Sur la même lancée, il dénonce les manœuvres de la Caf visant à retirer au Cameroun l’organisation de la CAN 2017 : « il est particulièrement curieux que les réformes récentes opérées dans l’organisation de la CAN s’appliquent immédiatement à la CAN 2019curieux également que la date de la première mission d’inspection de la CAF ait été unilatéralement changée, passant de septembre à août 2017 sans préavis« , et aussi « deux ans avant la compétition, une campagne d’intoxication et de désinformation soit engagée pour dire que le Cameroun ne sera pas prêt (…) ».

Nul doute que la visite annoncée d’Ahmad Ahmad au Cameroun sera sous forte tension, les compatriotes de Bia le regardent déjà d’un mauvais œil, convaincu qu’il veut les priver de leur fête. « « Les nouvelles règles du jeu ne peuvent nullement gêner le Cameroun. C’est un nouveau challenge pour lequel nous remercions la Confédération Africaine de Football.  Il n’y a pas de défis que nous ne puissions relever « a indiqué Issa Tchiroma Bakary, porte-parole du Gouvernement.

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