Libye : Paris soutient une conférence nationale sous l’égide de l’UA

Par BAKALA KANE

Après l’initiative solo du président congolais Denis Sassou Nguesso pour réconcilier les deux principaux protagonistes libyens, Fayez Al-Sarraj qui dirige le gouvernement d’entente nationale et le chef militaire Khalifa Haftar, la France veut remettre les pendules à l’heure pour des accords de paix plus durables.

L’Elysée penche pour une solution sous l’égide de l’UA, au moins avant la fin de l’année. En attendant, Paris n’est pas favorable à une prolongation du gouvernement actuel au delà du 17 décembre prochain, date butoir des Nations-Unies.

La solution à la crise libyenne, depuis la mort de Kadhafi, ne peut être que politique après la solution militaire. C’est dans cette perspective que le président français avait pris l’initiative de faire rencontrer à Paris en juillet dernier les deux hommes forts du pays considérés comme des frères ennemis: Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d’Union nationale et Haftar Khalif chef militaire.

Emmanuel Macron avait réussi au moins à arracher un accord pour des élections début 2018. Et entre temps l’initiative du président congolais Denis Sassou Nguesso, ce début du mois n’a pas porté ses fruits à cause de son caractère solo, sans aucune concertation avec Paris ou l’UA. L’Elysée remet ainsi les pendules à l’heure pour soutenir cette fois-ci une conférence sur la réconciliation nationale sous l’égide de l’UA avant la fin de l’année qui pourrait rassembler au moins 800 participants.

Le lieu reste à déterminer Addis Abeba, Dakar ou Monaco. Malgré toutes les critiques de laxistes contre l’organisation panafricaine, elle reste incontournable dans les règlements des conflits tout comme les Nations-Unies. En attendant, Paris est ferme pour une non-prolongation du gouvernement d’entente nationale au-delà du 17 décembre prochain, date butoir de l’ONU.

 

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