Mauritanie: la presse privée clouée au pilori à Nouakchott

Par BAKALA KANE

La presse mauritanienne est privée depuis une semaine de ses meilleurs quotidiens privés confrontés à un manque de papiers de l’imprimerie nationale. Une situation qui arrange le seul quotidien national Horizon qui fait la pluie et le beau temps face à près de 15 concurrents privés en quête d’un nouveau souffle à l’instar des télévisions privées fermées depuis belle lurette, faute d’avoir payé leurs redevances annuelles.

Cette pénurie est considérée par les observateurs comme une mauvaise gestion des biens publics. La presse privée se porte de plus en plus mal. Après la fermeture des chaînes de télévision c’est au tour des quotidiens privés de cesser de paraître depuis une semaine à Nouakchott privant ainsi les lecteurs de leurs canards préférés.

Les plus fidèles sont obligés de se rabattre sur la presse électronique pour s’informer des nouvelles du pays. Pour la première fois dans l’histoire de la presse les mauritaniens ont été privés pendant plus d’une semaine de journaux excepté le quotidien national Horizon qui fait la pluie et le beau temps. Cette longue interruption de diffusion de la presse réside dans la pénurie de papier de l’imprimerie nationale.

Une situation anormale dénoncée par les professionnels de l’information et de la communication qui pointent du doigt la mauvaise volonté des pouvoirs publics .Pour les observateurs cette pénurie traduit la mauvaise gestion des biens publics. Une politique sournoise des autorités de Nouakchott qui pèse de tout son poids sur la liberté de la presse.

Depuis 2009 une chape de plomb s’est installée en Mauritanie. Cette situation difficile est un net recul de la libéralisation de la presse un secteur pourtant en avance par rapport à l’audiovisuel. Les observateurs ont l’impression d’un retour à la case de départ c’est à dire la pensée unique ou la presse d’Etat.

 

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