La Mauritanie veut intégrer la CEDEAO

Devenu Etat-associé depuis août dernier, la Mauritanie, après 17 ans d’absence, veut désormais faire partie intégrante de la CEDEAO. La première session du Conseil d’Association CEDEAO-Mauritanie s’est ainsi tenue le 27 octobre dernier.

Y ont pris part, Robert Dussey, ministre togolais des Affaires Etrangères et président en exercice du Conseil des Ministres de la CEDEAO, Mme Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, Ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme de la Mauritanie, M. Isselkou Ahmed Izid Bih, chef de la diplomatie mauritanienne et M. Marcel de Souza, président de la Commission de la CEDEAO. Il s’agissait pour les parties, de faire le point des besoins pour le démarrage effectif de l’accord d’association.

Avant même sa ratification, un accent particulier a été porté sur la mise en œuvre, par la Mauritanie, du Tarif Extérieur Commun (TEC) et du Schéma de Libéralisation des Echanges (SLE) de la CEDEAO. L’accélération des dispositions pour la mise en application de la libre circulation des biens, des personnes et des capitaux afin de faciliter les échanges, a été également mise en avant. La CEDEAO et la Mauritanie poursuivront les échanges et les travaux en vue de l’application complète de l’Accord d’Association.   

Possible arrimage de la future monnaie de la Cedeao à l’euro?

« Pour le moment, on n’en sait rien.», a répondu le ministre nigérien des Finances Hassoumi Massaoudou (photo) dans une interview accordée à RFI lundi 30 octobre matin. Répondant à la question de savoir si la future monnaie de la Cedeao attendue pour 2020 sera arrimée ou non à l’euro tout comme l’est le Franc Cfa, l’argentier nigérien dit attendre les résultats des études sur le sujet : « Quand nous aurons des évaluations précises d’ici février 2018 à Accra, de grandes décisions seront prises. Je ne peux pas vous dire si ce sera arrimé ou pas à l’euro.», a-t-il répondu. Avant d’ajouter que « Nous souhaitons qu’elle soit une monnaie forte, stable à l’image des caractéristiques actuelles de la zone Uemoa. » 

Hassoumi Massaoudou s’est aussi prononcé sur les avantages d’une monnaie unique. Pour lui, elle est gage de stabilité financière de la sous-région et facilitera la fusion des réserves. Cette fusion réduira les problèmes liés aux risques de change : « Par exemple, le Niger a perdu au moins 1 à 2 points de croissance par rapport aux questions de change avec le Nigéria. Nous avons des problèmes économiques d’inversion des flux commerciaux liés à la chute de la monnaie du Nigéria, consécutive à la chute du prix du pétrole. S’il n’y a pas de problème de variation de change avec le Nigéria, c’est un avantage pour le Nigéria, le Niger, le Bénin et tous les autres pays de la sous région.», a-t-il conclu. 

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