ONU : Kabila rejette toute ingérence extérieure dans le processus électoral congolais

Par JEANRIC UMANDE MWENGE

Le président congolais, Joseph Kabila a rappelé samedi 27 septembre 2017 dans son discours en marge de la 72 ème assemblée générale de l’ONU que son pays s’oppose fermement à « tout diktat et à toute ingérence dans l’organisation des élections en République Démocratique du Congo ».

Joseph Kabila s’est offert une belle tribune et en a profité pour mettre en garde ceux qui pensent faire pression sur les autorités congolaises pour la tenue des élections, à tout prix, fin décembre 2017. Un message qui sonne aussi comme un avertissement pour l’opposition congolaise qui plaide partout et bataille depuis plusieurs mois pour « une transition sans Kabila ». 

A bien scruter ses dires, Joseph Kabila ne veut plus des assistances assorties de conditions. Depuis un temps, l’Union Européenne comme les États-Unis excellent dans cet exercice. Pourtant, le pouvoir de Kinshasa ne voit pas d’un bon oeil cette forme de pression permanente qui tend à imposer le rythme à suivre dans l’organisation des élections. Toutefois, le président congolais a assuré que « le cap a été déjà mis vers les élections crédibles, transparentes et apaisées est définitivement fixé et que notre marche dans cette direction est irréversible ».

En dépit de quelques avancées notables, il a reconnu que des obstacles énormes à surmonter demeurent encore pour réussir le pari de la tenue des élections apaisées et crédibles.

« En dépit de ces avancées, les défis en vue de I’organisation des élections dans mon pays demeurent énormes, tant au plan logistique, financier, sécuritaire », explique-t-il, avant de souligner que le gouvernement déploie tous les moyens nécessaires pour relever le défi. « Nous y faisons donc face avec humilité, mais aussi avec une indéniable ténacité ».

Pourtant, déplore-t-il,  Il existe des partenaires, au lieu d’appuyer le processus électoral, ils influent négativement avec des critiques subjectives. Ainsi, Joseph Kabila a appelé les vrais amis de la RDC à soutenir sincèrement le processus électoral en cours.

Par ailleurs, il a fustigé que des congolais égarés continuent à martyriser leurs propres frères et sœurs. Des violences enregistrées ces derniers jours dans le Kasaï, à Kinshasa et dans l’Est du pays sont des exemples éloquents.

« Depuis une année, mon pays est victime d’attaques terroristes menées par certains groupes armés, notamment dans les Provinces du Kasaï, voire dans la capitale, et  dont l’objectif est d’anéantir la paix si chèrement acquise, de contrarier la dynamique des solutions consensuelles obtenues au niveau national et de miner nos efforts de développement », s’est insurgé le président congolais.

Il précise que dans le Kasaï, une milice mystico-tribale se servant de la population civile, dont des enfants, comme bouclier humain et s’attaquant aux personnes et aux édifices publics qui symbolisent l’autorité de l’Etat, a ainsi semé la terreur, procédant notamment à la décapitation d’agents de l’ordre, d’agents de la Commission Electorale Nationale Indépendante ainsi que des autorités administratives et coutumières.

Et c’est dans ces circonstances qu’il a dénoncé, à haute voix, la barbarie dont les deux Experts de l’ONU ont été victimes en mars 2017.

Il a réaffirmé la détermination des autorités congolaises à mobiliser tous le moyens pour établir toute « la lumière sur les circonstances exactes de ce crime afin que cet acte  ignoble, ainsi que ceux dont nos compatriotes ont été victimes, ne restent pas impunis ».

C’est le sens, a-t-il précisé, des procès publics ouverts depuis plusieurs semaines, après l’arrestation de la plupart des suspects présumés coupables. C’est aussi le sens, dit-il, de la Conférence sur la paix et la réconciliation qui se tient présentement à Kananga pour cimenter la paix dans cette région mais pour aussi pour que justice  soit rendue afin de soulager les victimes de cette barbarie.

Au sujet de la Mission des Nations pour la stabilisation de la RDC, le président Kabila a insisté pour son redimensionnement. Il pense que sa taille doit être réduite.

 

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