RDC : Bruno Tshibala lance le conclave préparatoire au congrès de l’UDPS

Par JEANRIC UMANDE MWENGE

L’Udps Bruno Tshibala se lance le défi de créer un nouveau leadership à la tête du parti après la mort du mythique Étienne Tshisekedi. Ainsi, il a lancé mercredi 29 novembre à Kinshasa les travaux du conclave qui déboucheront sur l’organisation du congrès d’où sortira le successeur d’Etienne Tshisekedi.

Ayant pour thème « la Normalisation de la vie du Parti, la Réconciliation et la Revitalisation de l’UDPS vers la tenue du congrès », le conclave mettra en place, selon lui, « un leadership provisoire » chargé de convoquer un congrès extraordinaire dont la principale attribution sera de combler la vacance laissée à la tête du parti par le décès du président Étienne Tshisekedi.

Pour Bruno Tshibala, l’absence d’un leader à la tête du parti risque de pénaliser l’Udps à l’approche des élections. « Nous avons besoin d’un leadership et ce leadership national sera consacré lors de ce congrès extra-ordinaire », a-t-il rappelé.

Devant les militants venus par centaines assister aux travaux, Bruno Tshibala a assuré que la tenue de ce conclave prépare les conditions qui permettent d’aller au congrès du parti dans l’unité, l’entente et la réconciliation.

Et Tharcisse Loseke, le superviseur des travaux, de marteler: « sans réconciliation et l’unité du parti, cet objectif est d’avance voué à l’échec. C’est la raison pour laquelle nous avons convié toutes les sensibilités au sein du parti à venir a ces importantes assises destinées à sauver notre parti ».

Bruno Tshibala qui se considère toujours comme le secrétaire général adjoint de l’Udps, a insisté également sur la réconciliation et l’unité qui doivent caractériser le parti après la mort d’Étienne Tshisekedi. « Je suis l’un de ceux qui ont oeuvré  pour la fondation de ce parti et qui ont mené un combat pour que la démocratie s’installe dans ce pays ».

Aux yeux de Tshibala et de son équipe, seul le congrès doit doter le parti de nouveaux animateurs. Pas question d’emprunter le raccourci. « Après la mort de notre chef, nos statuts en l’art 26 prévoient qu’il y ait un triumvirat qui doit convoquer le congrès pour mettre sur pied le nouveau leadership du parti, cela n’a pas été fait. Nous nous sommes retrouvés les pieds plongés dans une crise politique et juridique », explique Tshibala. Encore une fois, Brutshi a rappelé que le congrès sera le cadre idéal permettant au parti d’arrêter les stratégies pour aller aux élections du 23 décembre 2018.

Cependant, le camp Tshibala constate malheureusement que les comportements affichés au lendemain de la disparition de feu Étienne Tshisekedi par certains responsables du parti est non seulement contraire à la vision progressiste de Tshisekedi père lui-même, mais surtout risque d’être un prélude à la disparition du parti.

Ainsi, le Docteur Tharcisse Loseke Nembalemba, l’un des anciens proches d’Étienne Tshisekedi, a indiqué qu’il n’y a pas d’illusions à se faire si certains cadres du parti ont délibérément choisi l’option de saborder les valeurs fondamentales du parti par la violation intentionnelle de statuts ainsi que des alliances douteuses non conformes à l’héritage que l’illustre président a légué aux cadres et militants.

 

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