RDC : Les Congolais fixés sur la tenue des élections

Les élections présidentielle, législatives et provinciales sont fixées le 23 décembre 2018, a annoncé le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, dimanche 5 novembre, lors de la publication du calendrier électoral.

Les résultats provisoires de la présidentielle seront annoncés le 30 décembre 2018. Le 9 janvier 2019 seront proclamés les résultats définitifs, a renchérit le rapporteur de la CENI, Jean-Pierre Kalamba. La prestation de serment du président de la République est prévue au 12 janvier 2019. Selon le président de la CENI, Corneille Nanngaa, ce calendrier publié est conforme à l’accord du 31 décembre. Les élections présidentielle, les législatives et les provinciales seront toutes organisées «une seule séquence», a précisé Corneille Nangaa.

« Le calendrier que nous présentons est basé sur le principe de la rationalisation du système électoral pour réduire le coût excessif des élections », a-t-il dit.

Le pays tout entier était suspendu à la publication de ce calendrier électoral reporté samedi par la centrale électorale, dont la plénière a bien débuté samedi 4 novembre. Pour la CENI, il était question d’harmoniser les points de vue. La publication devrait donc intervenir au plus tôt ce dimanche après-midi. On se souviendra que jusqu’à peu, la commission électorale parlait d’élections au mieux en avril 2019, soit 504 jours après la fin de l’enrôlement des électeurs. Mais elle est de plus en plus sous pression. Certains observateurs n’hésitent pas à voir les effets de la visite en RDC de Nikki Haley, l’envoyée spéciale du président américain, qui s’était entretenue avec le bureau de la CENI, le président de l’Assemblée nationale, une frange représentative de l’opposition, le clergé et le président Joseph Kabila, dans un long tête-à-tête de deux heures. L’ambassadrice américaine à l’ONU avait été claire fin octobre à Kinshasa: son pays n’acceptera pas que les élections aient lieu au-delà de 2018. « Sous-entendu, Washington pourrait ne plus reconnaître le gouvernement de la RDC et entraîner derrière lui d’autres pays », explique une source diplomatique citée par RFI.

L’Union européenne est également sur cette ligne. Fin 2018 est le maximum, et le dernier à enfoncer le clou serait Moussa Faki, le président de la commission de l’Union africaine qui a rencontré le président de la commission électorale congolaise en ce début de semaine. Lui aussi a insisté sur la publication du calendrier et la tenue des élections au plus tôt. « Il a lui aussi suggéré qu’il serait mieux qu’elles se tiennent avant la fin 2018 », assure un diplomate africain, cité une fois de plus par la radio française.

Quelle sera la réaction de l’opposition congolaise, qui a prévu des manifestations montres en décembre pour obtenir le départ de Joseph kabila au plus tard le 31 décembre 2017? Ou encore Félix Tshisekedi qui veut d’une « transition sans kabila ? » Les jours à venir seront chauds au pays de Lumumba.

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