RDC : Félix Tshisekedi rejette la main tendue du pouvoir

Par JEANRIC UMANDE MWENGE

Le principal chef du Rassemblement Limete, Félix Tshisekedi a rejeté toute possibilité d’accorder une nouvelle prolongation au président Kabila qu’il accuse de torpiller le processus électoral et d’avoir piétiné l’Accord de la saint sylvestre. Encore une fois, le radical opposant boude la main tendue du président Kabila. Un exercice auquel son défunt père de président charismatique de l’Udps, Étienne Tshisekedi était familier, avec les régimes Mobutu et Kabila père.

Pourtant, un tweet d’un proche de Vital Kamerhe, Kudura Kasongo le disait preneur de la primature en remplacement de Bruno Tshibala, l’actuel premier ministre issu comme lui, des rangs de l’UDPS.

« Pure rêverie de la Kabilie », dénonce un proche du fils Tshisekedi, qui rappelle que jamais Félix Tshisekedi ne s’était engagé dans de nouvelles négociations-contacts avec la mouvance présidentielle.

Dans une interview accordée depuis Bruxelles à une radio  congolaise locale vendredi 17 août 2017, le secrétaire général adjoint de l’Udps a rejeté ces rumeurs qu’il qualifie de véritable distraction du régime finissant de Kinshasa. L’opposant a, par contre, durci le ton, affirmant ne pas voir comment M. Kabila, qu’il pointe du doigt comme le vrai responsable de la non tenue des élections, peut encore espérer diriger le pays après fin décembre 2017.

En zappant Kabila, Fatshi ( Félix Tshisekedi) propose que fin décembre 2017, la classe politique se désigne, de manière consensuelle, une personnalité neutre et crédible qui devra, pendant une courte période, conduire le pays aux élections.

« Au 31 décembre 2017, s’il n’y a pas élection, à ce moment-là, il y aura un consensus de la classe politique sur une personnalité crédible et acceptée par tous, qui devra conduire le pays aux élections », insiste Félix Tshisekedi, qui rejette définitivement une nouvelle prolongation du mandat du président Kabila.

Le chef du Rassemblement Limete s’insurgent contre M. Kabila et ses « acolytes » qui, dit-il, veulent basculer le pays dans la violence.

« C’est Joseph Kabila et sa clique qui sont, aujourd’hui, à la base de la tenue des élections dans le délai constitutionnel. M Kabila lui-même ayant torpillé totalement le processus électoral. Et donc, il doit tirer les conséquences » .

Félix Tshisekedi refuse de croire à une bonne décision du gouvernement Tshibala qu’il juge de « fantomatique » et inapte à mener une quelconque action au bénéfice du peuple.

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