RDC: Le rebelle Sheka remis aux autorités par la Monusco

Par Raf

Une dépêche de la Monusco (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation de Congo, renseigne que le rebelle Ntabo Ntaberi Sheka, chef du groupe armé Nduma Défense du Congo (NDC), a été transféré vendredi 4 août à Kinshasa et a été remis par la MONUSCO aux autorités judiciaires congolaises. Sheka était sous supervision de la MONUSCO à Goma depuis sa reddition le 26 juillet.

Il est accompagné de deux combattants du NDC qui se sont également rendus. Ils sont visés par un mandat d’arrêt délivré en 2011 par la justice congolaise pour crimes contre l’humanité, dont des viols massifs et des recrutements d’enfants. Ils seront incarcérés, en attente de leur procès, dans un lieu où les services de la MONUSCO pourront avoir accès afin de s’assurer que sa détention se déroule dans le respect des normes internationales relatives au droit de l’homme.

L’ONU, par la voix de la représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, a demandé au gouvernement de la RDC de « prendre toutes les mesures nécessaires pour que Sheka soit rapidement jugé conformément aux normes de procédure régulière et que les accusations portées contre lui correspondent de manière appropriée à tous les crimes commis ».

Sheka s’est rendu à la MONUSCO dans le village de Mutongo à une dizaine de kilomètres au nord de Walikale en pleine connaissance du fait qu’il est l’objet d’un mandat d’arrêt et devra répondre de ses actes devant la justice.  Des combattants du NDC sont soupçonnés d’avoir violé près de 400 civils, dont 300 femmes, 23 hommes et 61 enfants dans 13 villages sur l’axe Kibua-Mpofi dans le Walikale entre le 30 juillet et le 2 août 2010. Les Nations Unies ont également documenté au moins 154 enfants recrutés par ce groupe rebelle. « La reddition de Sheka est un signe positif. Un procès juste et équitable serait un pas significatif dans la lutte contre l’impunité et une victoire pour les victimes des exactions de groupes armés qui ont droit à la justice », a estimé Maman Sidikou, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC

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