RDC : L’ex-premier ministre Samy Badibanga lance son courant « Les Progressistes »

Par JEANRIC UMANDE MWENGE

Le ton monte dans la classe politique RD Congolaise. A deux mois de l’expiration de l’Accord du 31 décembre, l’ancien premier ministre, Samy Badibanga donne de la voix. L’élu Udps exige que l’Accord de la Saint sylvestre soit amendé. Normal si on doit tenir compte des difficultés pour son application. 

Devant ses nombreux partisans samedi à Kinshasa, l’ex chef du gouvernement a sorti son schéma pour éviter le chaos au pays. Il s’agit de l’amendement de l’Accord de la Saint sylvestre. « Nous pouvons et nous devons négocier un addendum avant le 31 décembre 2017, pour remédier aux faiblesses de l’Accord », explique l’ancien chef du gouvernement qui rappelle que ces faiblesses bloquent l’application de cet Accord. Ainsi, Badibanga pense que pour mieux l’appliquer, il faut d’abord l’amender et le temps presse. Le meilleur élu Udps à Kinshasa précise que l’addendum à l’Accord de la Saint sylvestre, doit être négocié et conclu, avant le 31 décembre, sous l’égide des Nations Unies, et de son Conseil de Sécurité, accompagné par l’Union Africaine, l’Union Européenne et l’Organisation internationale de la Francophonie.

L’ex-premier ministre assure que le poids politique et financier du conseil de sécurité de l’ONU assurera la bonne application de l’Accord. Pour le leader des « Progressistes », l’addendum doit intégrer cinq points notamment l’adoption d’un calendrier électoral consensuel et son chronogramme, l’adoption d’un budget détaillé avec un plan de décaissement, et l’identification des ressources, la réintroduction des institutions comme partie prenante dans l’Accord, en particulier le parlement, le renforcement des mesures de décrispation, qui doivent être rendues exécutoires et enfin les conséquences à tirer en cas de non respect de l’Accord.

Cependant, l’opposant prévient qu’« à défaut d’avoir un addendum, le compromis du centre interdiocésain  tombera caduc ».  A ce moment-là, il ne restera que l’application de l’article 64, ce qui n’est pas encore souhaitable, tranche l’ancien proche de Thisekedi père. Samy Badibanga alerte l’opinion nationale et internationale qu’il faut vite résoudre le problème de légitimité des institutions et rétablir l’autorité de l’état.

Après deux mois d’inactivité, l’ex-PM a signé, de belle manière, son retour politique ponctué par la sortie officielle de son nouveau courant appelé « les Progressistes ». L’ambition de cette plateforme est d’insuffler, souligne l’ex bras-droit d’Étienne Tshisekedi, une nouvelle force créatrice de propositions construites avec les citoyens, mais pour en finir surtout avec la personnalisation de la vie politique qui tue le débat et empêche l’émergence de projets de société.

 

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