Afrique du Sud : Des investisseurs satisfaits du départ de Jacob Zuma

Cyril Ramaphosa a été élu sans surprise au poste de président de la République par le parlement sud-africain jeudi 15 février, en remplacement de Jacob Zuma qui a rendu sa démission mercredi sous la pression de son parti, l’ANC. En réaction, l’ensemble des investisseurs ciblant des produits financier liés à l’Afrique du Sud, a salué la démission avec effet immédiat de l’ex-président du pays Jacob Zuma.

Une première indication de cette confiance retrouvée s’est observée sur le rand (monnaie sud-africaine), qui s’est renforcé, atteignant 11,3 pour 1 $, son niveau le plus élevé depuis trois ans. Le Johannesburg Stock Exchange dans son ensemble, a, pour sa part, connu une performance (+3,72%) largement au dessus des places financières européennes et américaines. Le secteur financier (+4,7%) et celui des 25 leaders du secteur industriel (+4,1%) ont particulièrement progressé.

Selon des propos rapportés par le Wall Street Journal, Oliver Bell, le responsable du fonds T.Rowe Price ciblant entre autres l’Afrique, a indiqué que l’Afrique du Sud devrait connaître un retournement positif de sa situation économique, maintenant que Zuma est parti. Un sentiment que partagent aussi les investisseurs de la dette sud-africaine.

Les rendements des obligations sud-africaines se sont affichés en baisse. Techniquement, c’est la preuve que les investisseurs sont prêts à les acheter à des prix plus élevés que ceux de leurs émissions, même si leurs marges finales sont beaucoup plus faibles que le taux d’intérêt initial.

Pour l’instant, les yeux sont rivés sur les principales agences de notation dont l’opinion impacte fortement la communauté des investisseurs, notamment sur des marchés émergents. Standard & Poors pour l’instant a indiqué que le départ de Zuma ne permet pas encore d’arriver à un changement de perspective.

De nombreuses attentes sont formulées à l’endroit de Cyril Ramaphosa qui a pris la place de Jacob Zuma. L’attention s’est tellement focalisé ces derniers temps sur les affaires de corruption de l’ex-président, que peu d’analystes s’intéressaient aux fondamentaux réels de l’économie sud-africaine. Selon Oliver Bell, les chiffres de la macroéconomie « risquent de surprendre ».

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