Burkina Faso : l’attaque terroriste interpelle la force conjointe du G5 Sahel

Par BAKALA KANE

L’attaque fin de semaine dernière, d’un restaurant au cœur de la capitale du Burkina Faso par des terroristes et qui a fait 18 morts, dont un français et une quinzaine de blessés provisoirement, suscite émotion et indignation des observateurs. Au delà de cette barbarie calculée, c’est la sécurité au Sahel, notamment l’efficacité du G5 Sahel dans les renseignements pour mener des opérations rapides contre les jihadistes qui est indexée.

Cet attentat, le deuxième en l’espace d’une année, interpelle ainsi la force conjointe du G5 Sahel et à travers elle, la France et l’Allemagne. En définitive, c’est le regard de l’Union européenne sur l’Afrique qui est pointé du doigt. Une remise en cause des idées reçues par les observateurs pour mieux aider le Sahel à lutter contre le terrorisme.

Ouagadougou est encore une fois ciblée par les terroristes islamistes en plein cœur, dans un restaurant de la capitale. Une attaque qui a fait pour le moment 18 morts, dont un français et une quinzaine de blessés. Un attentat qui survient au moment où la force conjointe du G5 Sahel laisse entendre qu’elle va bientôt être opérationnelle pour faire face aux attaques de plus en plus régulières des terroristes islamistes dans cette bande sahélo-saharienne contrôlée par l’AQMI. L’ampleur du désastre et la faiblesse des moyens du Burkina Faso et du Mali, deux maillons faibles du G5 Sahel et principales cibles de l’organisation terroriste interrogent les chefs d’Etat africains du Sahel d’abord, et ensuite la France, principal pays visé dont la présence militaire semble remise en cause par l’ampleur de la barbarie calculée de l’AQMI pour la deuxième année consécutive au Burkina avec le même mode opératoire dans un restaurant.

Cette guérilla urbaine pose avec acuité la sécurité dans les capitales du Sahel et les renseignements sans lesquels les états concernés ne pourront pas agir rapidement. Il n’y a pas de solution sahélienne. La France à elle-seule, même soutenue par l’Allemagne, ne peut pas faire grand chose face à la mobilité des barbus et leur adaptation permanente sur le terrain. Cette crise sécuritaire au Burkina est la même au Mali. Et elle pourrait s’étendre en Côte d’Ivoire et au Sénégal où vivent de fortes colonies françaises et occidentales.

Ce deuxième attentat dans le pays des hommes intègres est un signal fort envoyé par l’AQMI pour narguer le G5 Sahel qui peine à constituer une force conjointe africaine, française et onusienne. C’est l’Union européenne qui est interpellée pour une aide plus conséquence face au défi du terrorisme.

Aujourd’hui, elle est capable d’aider la Turquie à hauteur de 6 milliards d’euros pour les migrants, et pour l’instant elle n’a promis que 50 millions d’euros sur les 500 millions d’euros dont le G5 a besoin. Les observateurs appellent à une remise en cause des idées reçues sur l’Afrique en général. De même, les discours de l’Union africaine servent à cacher la misère et la faiblesse des moyens et non pour les dirigeants du Sahel à aider la société civile, surtout les jeunes à se protéger contre la propagande mensongère et dangereuse des jihadistes au nom d’un islam revisité pour justifier les exactions dans les pays concernés.

Le Mali étant le pays le plus touché avec la désertion des écoliers au Nord et au centre du pays depuis maintenant plus d’une année. C’est l’école française qui est visée.

 

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