France-Libéria : le président George Weah à l’Elysée

Le chef de l’Etat libérien qui effectue du 20 au 23 février une visite officielle en France, son premier déplacement en Europe depuis sa prise de fonction, a été reçu mercredi 21 février par son homologue français Emmanuel Macron.

A Paris, Georges Weah rencontrera aussi des hommes d’affaires, mais surtout le président français qui a exprimé le souhait de son pays d’accompagner le président libérien à relever certains défis socio-économiques auxquels le Libéria est confronté.

C’est une visite officielle de travail chargée de symboles qu’a entrepris depuis le 20 février et pour trois jours, le nouveau président libérien en France. Pour sa première visite officielle en Europe, Georges Weah a en effet choisit l’hexagone quelques jours seulement après sa première visite d’Etat au Sénégal et un séjour privé durant le weekend au Maroc. Ce mercredi avec son homologue français Emmanuel, les deux chefs d’Etats vont évoquer plusieurs sujets d’intérêts communs. Il s’agit notamment des « défis auxquels le Liberia fait face, en particulier la croissance économique et l’emploi de la jeunesse et du rôle du sport comme facteur de développement ».

Pour l’Elysée qui se réjouit du choix du président libérien, cette visite sera aussi « l’occasion pour le président de la République d’amorcer un partenariat avec un président qui incarne la nouvelle génération de chefs d’Etat avec qui la France souhaite refonder les relations entre la France, l’Europe et l’Afrique ». Le président libérien profitera également de son séjour pour rencontrer d’importantes personnalités françaises et surtout les chefs d’entreprises à qui il exposera les opportunités d’investissement de son pays. Ce mercredi, il y a donc eu trois grands attaquants sur le perron de l’Élysée: George Weah, Didier Drogba et Kylian Mbappé. L’ex-crack, devenu président du Liberia, l’ex-capitaine des Éléphants de Côte d’Ivoire et la nouvelle star du PSG ont déjeuné avec Emmanuel Macron pour soutenir des projets sportifs en Afrique.

Des footballeurs africains avec le président Weah à l’Elysée

Le sport peut être « un vecteur fort et dynamique pour l’Afrique », a souligné le chef de l’Etat français à l’issue d’un déjeuner qui a également rassemblé les présidents de la Fédération française de foot (FFF) Noël Le Graët et de la Fifa Gianni Infantino.

Il a ensuite annoncé le lancement d’une « plateforme de transformation par le sport » en Afrique, qui sera dotée d’un budget initial de 15 millions d’euros, lesquels financeront « des projets venus du terrain ». Comme, par exemple, la construction d’infrastructures, la fourniture d’équipements sportifs, des programmes de formation ou d’aides à la création d’entreprises.

« Je vais mettre toute l’énergie possible pour aider au maximum », a déclaré Kylian Mbappé, le petit prodige du PSG et de l’équipe de France, à la sortie. « Même si je suis français, j’ai des origines africaines. Pour moi, aider le sport africain à se développer est quelque chose qui me tient à coeur. »

« On est fier de faire partie de ce projet », a réagi Gianni Infantino, pour lequel « l’élection de George Weah à la présidence du Liberia a donné un nouvel élan à ce que le sport et le football en particulier peuvent faire pour l’éducation et le développement en Afrique ».

« Unir les peuples »

Pour M. Macron, « il y a beaucoup de gens en France qui pensent que c’est anecdotique (…) que le sport n’aidera pas le Liberia ». Mais c’est notamment « le sport, en particulier le foot, qui a permis » de désarmer la jeunesse après la guerre civile (1989-2003), selon lui. « C’est une façon de trouver un rôle dans la société, de reconstruire du respect, d’avoir de vrais héros », estime le chef de l’Etat.

« Le football est très puissant, parce qu’il permet de rassembler, d’unir les peuples », a renchéri Didier Drogba, l’ex-star de l’OM et de Chelsea, qui a créé une fondation en faveur de la santé et de l’éducation des jeunes en Côte d’Ivoire et en Afrique.

La plateforme, dont les contours restent flous, sera pilotée par l’Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD), avec le soutien de la Fifa.

 

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