G5 Sahel : IBK relance la force conjointe au Sahel

Par BAKALA KANE

Les ministres de la défense et des responsables des armées du G5 sahel en conclave cette fin de semaine à Bamako au lendemain du périple du président malien Ibrahima Boubacar Keita au Tchad, au Niger et au Burkina Faso. Une première réponse à cette course contre la montre du président du G5 Sahel pour amener ses homologues à parler le même langage et agir ensemble pour vaincre le terrorisme islamiste dans cette bande sahélo-saharienne très fréquentée par les Jihadistes de l’AQMI.

Cette harmonisation est d’autant plus urgente pour convaincre les donateurs à la prochaine assemblée générale des Nations-Unies à New-York. Les observateurs ne s’attendent pas à des miracles sur le terrain où la force conjointe devra déployer plus d’efforts et d’imagination pour arriver à bout des attaques surprises des barbus.

Bamako est devenue depuis un certain temps la capitale de la force conjointe du G5. Considéré comme un des maillons les plus faibles dans cette bande sahélo-saharienne, le Mali est aujourd’hui en première ligne dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Et ce n’est pas un hasard si le président IBK a eu le privilège de donner le premier signal de départ du poste de commandement de la force conjointe à Sévaré, au centre du pays, avant d’effectuer une tournée qui l’a conduit au Tchad, au Niger et au Burkina, après avoir reçu à Bamako le président mauritanien Ould Aziz.

Une tournée qui s’est achevée cette semaine et qui a permis au président malien de parler le même langage avec ses homologues pour relancer la force conjointe avant la prochaine assemblée générale des Nations-Unies à New-York. En réalité le G5 a besoin de 423 millions d’euros pour faire face aux attaques surprises des jihadistes très fréquentes depuis l’opération Serval qui les a boutés hors du territoire malien.

Pour l’instant, seule l’UE a promis 50 millions d’euros et les Etats sahéliens devront débourser 50 millions. Le compte est loin d’être fait. Au plan des effectifs, de 5000 soldats, la force devrait passer à 10.000 pour appuyer Barkhane, les forces onusiennes maliennes et françaises. Le Sénégal pourrait s’impliquer mais, à condition d’être membre. La question est à l’étude actuellement au sein du G5.

Opération Barkhane (Mali)

En attendant, la réunion cette fin de semaine à Bamako des ministres de la défense et des responsables des armées est une première réponse concrète au lendemain de la tournée du président malien au Sahel. Cette concertation au plan militaire est d’autant plus nécessaire pour mutualiser les forces militaires sur le terrain là où les armées sont impuissantes face aux attaques surprises de l’AQMI qui pourrait être renforcé par DAESH dont la promesse d’un nouveau califat au Sahel inquiète les observateurs qui ne s’attendent pas à une évolution rapide de la situation, notamment au plan du financement du G5. C’est le sens de la déclaration du président Tchadien Idriss Déby sur la responsabilité des occidentaux dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

 

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