RDC: Me Georges Kapiamba dénonce le siège de la résidence de Kyungu Wa Kumwanza par la Police

Par STELLA ABAYA KOMBE

Au quartier Golf à Lubumbashi, la résidence de l’opposant Gabriel Kyungu a été encerclée samedi par les forces de l’ordre avant qu’elles ne se retirent très tôt dimanche. A la veille de deux villes mortes ( mardi 8 et mercredi 9 août ) projetées par l’opposition radicale, les rassemblements et attroupements sont interdits par les autorités.

Mais, le leader du Rassemblement Grand Katanga s’étonne que les policiers soient venus chez lui alors qu’il organisait une fête en l’honneur de son fils qui a obtenu le diplôme d’État ( baccalauréat ). « Même pour une fête, on nous interdit de nous réunir, quelle dictature?. Il ne s’agissait pas d’une manifestation politique », précise l’ancien président de l’Assemblée provinciale de l’ex Katanga passé à l’opposition après avoir contesté le choix d’un troisième mandat du président Kabila.

L’ONG « Accès à la Justice » s’insurge contre cette violation de libertés publiques. Son coordonnateur, Georges Kapiamba a haussé le ton condamnant fermement l’encerclement de la résidence du député Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président de l’UNAFEC et coordonateur provincial du Rassemblement à Lubumbashi, par des éléments de la police et des FARDC depuis samedi à 14 heures. L’activiste juge inacceptable cette situation. L’organisation avait exigé « l’évacuation immédiate de tous les éléments de la police et de l’armée du domicile du coordonateur provincial du Rassemblement Grand Katanga » mais sans obtenir de suite favorable dans les heures qui suivaient.

Une cinquantaine de membres du Rassemblement et visiteurs de sa famille et ses voisins étaient bloqués. Ils ne pouvaient pas sortir de leurs résidences ainsi que leurs visiteurs, ni en recevoir. Les enfants et autres membres de familles qui étaient sortis le matin pour aller au culte, au marché…étaient bloqués dehors et n’ont pas mangé. Cinq personnes malades étaient aussi empêchées d’aller aux soins.

« Nous avons saisi le Ministre de l’intérieur et demandé son intervention urgente pour faire évacuer les forces de l’ordre mais sans succès. Plusieurs responsables des forces de l’ordre de Lubumbashi à qui nous avons parlé nous ont dit avoir agi sur l’ordre du Ministre de l’Intérieur », explique-t-il.

Ainsi, l’organisation tient le Ministre de l’Intérieur responsable de tous les dommages provoqués par sa décision de faire encercler de manière arbitraire la résidence du député Gabriel Kyungu wa Kumwanza ainsi que
celles de ses voisins. L’Acaj rappele à Ramazani Shadari qu’il ne peut pas restreindre la liberté de mouvement, de réunion en lieu fermé et de la jouissance d’une propriété privée sans décision judiciaire.

Le Ministère de l’Intérieur que nous avons tenté de joindre au téléphone n’a pas réagi.

 

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