Mauritanie : le régime d’Ould Aziz en sursis par la communauté internationale

Par BAKALA KANE

L’assemblée parlementaire internationale regroupant l’Union africaine, les Caraïbes et l’Union européenne s’apprête à envoyer une mission de reconnaissance à Nouakchott pour enquêter sur la mal gouvernance du régime d’Ould Aziz. C’est l’un des résultats les plus importants de la 34ème session des parlementaires africains, caribéens et européens les 18 et 20 décembre dernier en Haïti.

 Une décision qui vient renforcer les plaintes incessantes de l’opposition démocratique et des ONG des droits de l’homme en Mauritanie. Les observateurs s’interrogent sur ce désir de transparence et de justice de la communauté internationale qui se heurte toujours à la double facette des autorités de Nouakchott.

Difficile mission de reconnaissance pour les parlementaires africains caribéens et européens qui vont avoir la lourde responsabilité d’enquêter sur les atteintes des droits de l’homme en Mauritanie. Ainsi en a décidé l ‘assemblée parlementaire internationale regroupant l’Union africaine, les Caraïbes et l’Union européenne à l’issue de sa 34ème session les 18et 20 décembre dernier en Haïti.

Cette décision intervient après plusieurs plaintes de l’opposition démocratique des ONG des droits de l’homme au sein des instances internationales. Saluée par les mauritaniens elle devra permettre au moins aux parlementaires internationaux de voir de visu les autorités de Nouakchott les représentants de l’opposition démocratique et des autres partis des syndicats et de la société civile. Les faits reprochés au régime de Ould Aziz sont nombreux et tournent essentiellement autour des atteintes à la constitution avec une réforme constitutionnelle rejetée d’abord par le Sénat avant la majorité des mauritaniens dans leur diversité, aux libertés publiques symbolisées par les arrestations arbitraires des militants anti-esclavagistes de l’IRA, des sénateurs, des leaders de l’opposition et de mouvements citoyens, des syndicalistes, des journalistes et des hommes d’affaire.

C’est incontestable. Ce régime autoritaire de Ould Aziz depuis 2009 est bien responsable de la crise actuelle politique et économique du pays. Absence de dialogue politique et sociale avec l’opposition et les syndicats. Hausse des prix des denrées de première nécessité. Mévente du fer et de l’or. Pillage des ressources halieutiques. Autant de points noirs qui fragilisent même la cohabitation entre les différentes communautés. Le terrain pour les enquêteurs s’annonce parsemé d’embûches à cause de la double facette du régime d’Ould Aziz qui aura à cœur de montrer le côté brillant. Pour les observateurs la communauté internationale se heurtera forcément à ce double langage de Ould Aziz qui a toujours servi pour rester en sursis à la Maison brune

 

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