Mauritanie : Le quatrième anniversaire des FPC à Nouakchott

Par BAKALA KANE

Le 24 septembre 2013. Une date. Une histoire de deux des militants des FPC les plus célèbres, le chef historique Samba Thiam et son porte-parole Kaaw Bilbassi Touré, regagnaient la terre natale après 23 années d’exil aux Etats -Unis et en Suède.

Les deux hommes entendent poursuivre la longue marche vers la liberté qui a commencé en 86 avec la publication du manifeste du négro-mauritanien qui leur valu avec les autres dirigeants du mouvement, la prison et la mort pour quatre d’entre eux. Ce retour marque la fin d’une époque, la lutte armée et le début d’une autre, l’espoir d’une réconciliation nationale.

Le redéploiement dans le pays commence à porter ses fruits, nonobstant la non-reconnaissance du parti par les autorités de Nouakchott.

4 ans déjà. Figure de l’opposition mauritanienne hors système, le président des FPC peut regarder ses 23 années d’exil aux Etats-Unis comme une expérience du passé et les quatre années depuis son retour comme la deuxième étape de la longue marche vers la liberté à construire notamment avec son fidèle porte-parole, Kaaw Bilbassi Touré et le plus jeune prisonnier politique du régime de Ould Taya en 86, suite à la publication du manifeste du négro-mauritanien.

Les deux hommes ont réussi le redéploiement des forces en se dotant d’abord d’un siège dans le quartier périphérique de la Sebkha, dans la capitale mauritanienne, pour former les militants et faire vivre le parti tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Cette implantation a porté ses fruits en faisant des FPC un parti crédible et plus près des préoccupations des populations les plus démunies. Une reconnaissance au sein de la classe politique qui fait du leader négro mauritanien un incontournable dans le dialogue politique. Ses idées forces sur la cohabitation, en particulier ses propositions sur l’autonomie des régions du Sud font l’unanimité des observateurs.

Le président Samba Thiam et son porte-parole ont réussi en quatre ans à dédiaboliser le mouvement flamiste et apporter une fraîcheur à la lutte contre le racisme d’Etat et un nouveau souffle à l’opposition démocratique mauritanienne, grâce à des prises de position justes sur la question nationale aujourd’hui complètement abandonnée par le président Ould Aziz.

En soufflant ces quatre bougies, les deux combattants de la liberté entendent montrer qu’ils sont sur le bon chemin pour amener les mauritaniens à la réconciliation nationale. Et que la non-reconnaissance des FPC n’est pas un handicap mais au contraire une force pour surmonter toutes les épreuves. Les FPC font partie aujourd’hui du paysage politique et leur crédibilité en tant qu’opposition hors système est reconnu par tous les mauritaniens.

 

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